Dans une vision prophétique, le Seigneur Jésus dit à Sainte Mariam de Jésus Crucifié : “Le monde et les communautés religieuses cherchent des nouveautés dans les dévotions et négligent la véritable dévotion au Paraclet. C’est pour cela qu’il y a l’erreur, la désunion et qu’il n’y a pas la paix et la lumière ; … c’est la lumière qui fait connaître la vérité, même dans les séminaires on la néglige… Les persécutions règnent et la jalousie existe entre les ordres religieux (ndlr : et notamment de l’église catholique romaine conciliaire envers les autres églises catholiques) ; et c’est pour cela que le monde est dans les ténèbres. Toute personne qui invoquera l’Esprit Saint et aura sa véritable dévotion, ne mourra pas dans l’erreur”.

A PROPOS DE L’EGLISE CATHOLIQUE…

Dans le dédale de l’histoire des religions, il faut rappeler que dans les textes sacrés faisant référence notamment à la bible, n’apparaît que le terme “Eglise” (assemblée religieuse).

L’Église n’est pas qualifiée une seule fois de « catholique » ou “catholique romaine” ou encore d’« universelle » dans les textes du Nouveau Testament. Il reste néanmoins très clair que les Églises sont « une » dans l’Église, que les chrétiens doivent chercher à toujours être bien d’accord entre eux, que l’Évangile doit se répandre jusqu’aux extrémités de la Terre et parmi toutes les nations, que l’Église est ouverte à tous les peuples, qu’elle doit être sans division. Dans la pratique, il en est tout autre, malheureusement ! comme le rappelle Sainte Mariam de Jésus Crucifié.

Ainsi, il apparaît de façon récurrente que les personnes sollicitant une aide spirituelle, en France, ignorent totalement qu’il existe différentes églises d’obédience catholique (universelle). En effet ici et là, les chrétiens se réfèrent inconsciemment à l’église catholique apostolique romaine représentant près d’un milliard de baptisés sur Terre. Toutefois, pour être pointilleux, l’église catholique apostolique romaine ne peut s’arroger ou si vous préférez être le propriétaire intellectuel du terme “catholique’ et encore moins se prévaloir d’être l’unique interlocuteur catholique sur Terre. Les chrétiens doivent comprendre que L’Église dite catholique (universelle) donc non romaine — doit se concevoir comme une communion d’Églises locales ou particulières, c’est-à-dire ayant chacune un territoire et un évêque à sa tête. Par voie de conséquence, le découpage territorial ne se traduit pas uniquement sous l’appellation de “diocèse”, présupposé dans — l’inconscient collectif — être un gage de sérieux. Le nom commun “diocèse”, n’est pas la propriété intellectuelle de l’Eglise catholique romaine, toutefois,  un diocèse en a déposé  la marque “commerciale” auprès de l’INPI ! Qui dit pluralité d’Eglises catholiques, dit forcément plusieurs évêques catholiques sur un même découpage de territoire !

La composition de l’Église catholique ne se réduit pas à l’Église dite « latine », même si celle-ci représente au moins 98 % du catholicisme. Les Églises catholiques orientales (chaldéenne, syrienne, libanaise, une petite fraction des Coptes et des grecques) se sont le plus souvent unies à Rome au XIXe siècle. Elles reconnaissent l’autorité et la primauté du pape romain, et font pleinement partie de l’Église catholique. Leur organisation canonique (y compris, par exemple, l’ordination sacerdotale d’hommes mariés) et surtout leur liturgie ont toutefois conservé des caractères orthodoxes. À la différence des uniates, l’Église maronite est une Église catholique orientale non issue d’une Église-mère orthodoxe et qui ne s’est jamais séparée de l’Église catholique.

À l’extérieur de l’Eglise catholique romaine, certaines Églises et communautés chrétiennes emploient le mot « catholique » dans leur dénomination, sans pour autant reconnaître, dans la pratique sinon en théorie, la primauté du pape de Rome, par exemplel’Église vieille-catholique, qui regroupe environ un million de fidèles aux États-Unis, en Pologne, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, ou encore notre Petite Eglise Vieille Catholique.

Pour résumer, et comme l’indique l’article du site aleteia du 23 août 2016 : “Tous les catholiques ne sont pas catholiques latins  (ndlr : romains, répertoriés dans l’annuaire ecclésiastique des associations diocésaines catholiques romaines). Il s’agit là d’une des innombrables richesses du trésor infini de l’Église qui est Une, Sainte, catholique et Apostolique ! Le Concile Vatican II a reconnu que tous les rites approuvés par l’Église catholique ont la même dignité et les mêmes droits et doivent être préservés et promus.

D’ailleurs, s’agissant de rite (définition : ensemble des cérémonies en usage dans une communauté religieuse ; organisation traditionnelle de ces cérémonies.), une autre confusion fréquente est faite entre le rite latin et le rite romain : les termes sont souvent utilisés comme synonymes, mais techniquement, en plus du rite romain, il existe aussi d’autres rites latins de certaines Églises locales, comme le rite ambrosien, par exemple. Mais ils ne sont pas rattachés aux Églises autonomes sui juris, étant des rites différents au sein de la même tradition latine de l’Église catholique. En ce qui concerne les rites orientaux, les différences sont plus marquées par la diversité des traditions et il existe des liens historiques entre les rites et les Églises sui juris spécifiques qui les adoptent : rite alexandrin ou copte, byzantin, antiochien ou syriaque occidental, chaldéen ou syriaque oriental, arménien et maronite.

Mais quelles sont-elles, en fin de compte, toutes ces Églises catholiques ? En voici la liste :

DE RITE OCCIDENTAL

Tradition liturgique occidentale (NDLR) :

  • Rite gallican
  • Rite de Braga
  • Rite wisigoth ou mozarabe dérivé du gallican (Tolède – Espagne)
  • Rite grégorien par dom Gueranger (Abbaye de Solesmes)
  • Rite lyonnais
  • Rite dominicain
  • Rite cartusien (chartreux)
  • Rite ambrosien rétabli par St Charles Borromée (Milan – Italie)

Tradition liturgique vieille catholique ne reconnaissant pas l’infaillibilité du Pape siégeant au Vatican – Notre Eglise* fait partie de ce courant spirituel

  • Petite Eglise*
  • Eglise vieille catholique romaine (Old Roman Catholic Church)
  • Eglise vieille catholique dite de l’ “Union d’Utrecht”

Tradition liturgique latine ou romaine :

  • Eglise catholique traditionnelle latine – Rite tridentin
  • Eglise catholique romaine (siège à Rome/Vatican)  – Rite romain

DE RITES ORIENTAUX

Tradition liturgique alexandrine :

  • Église catholique copte (patriarcat ; siège au Caire, Egypte)
  • Église catholique éthiopienne (métropolitanat ; siège à Addis-Abeba, Ethiopie)
  • Église catholique érythréenne (métropolitanat ; siège à Asmara, Erythrée)

Tradition liturgique byzantine :

  • Église grecque melkite catholique (patriarcat ; siège à Damas, Syrie)
  • Église grecque catholique byzantine (éparchie ; siège à Athènes, Grèce)
  • Église catholique byzantine italo-albanaise (éparchie ; siège en Sicile, Italie)
  • Église grecque catholique ukrainienne (archiépiscopat majeur ; siège à Kiev, Ukraine)
  • Église grecque catholique biélorusse (appelée aussi catholique byzantine biélorusse)
  • Église grecque russe (siège à Novossibirsk, Russie)
  • Église grecque catholique bulgare (éparchie ; siège à Sofia, Bulgarie)
  • Église catholique byzantine slovaque (métropolitanat ; siège à Prešov, Slovaquie)
  • Église grecque catholique hongroise (métropolitanat ; siège à Nyiregyhaza, Hongrie)
  • Église catholique byzantine de Croatie et Serbie (éparchie ; sièges à Križevci, Croatie, et à Ruski Krstur, Serbie)
  • Église grecque catholique romaine (archiépiscopat majeur ; siège à Blaj, Roumanie
  • Église catholique byzantine ruthène (métropolitanat ; siège à Pittsburgh, Etats-Unis)
  • Église catholique byzantine albanaise (éparchie ; siège à Fier, Albanie)
  • Église grecque catholique macédonienne (exarchat ou éparchie ; siège à Escópia, Macédoine)

Tradition liturgique arménienne :

  • Église catholique arménienne (patriarcat ; siège à Beyrouth, Liban)

Tradition liturgique maronite :

  • Église maronite (patriarcat ; siège à Bkerké, Liban)

Tradition liturgique antiochène ou syriaque occidentale :

  • Église catholique syriaque (patriarcat ; siège à Beyrouth, Liban)
  • Église catholique syro-malankare (archiépiscopat majeur ; siège à Trivandrum, Inde)

Tradition liturgique chaldéenne ou syriaque orientale :

  • Église catholique chaldéenne (patriarcat ; siège à Bagdad, Irak)
  • Église catholique syro-malabar (archiépiscopat majeur ; siège à Cochim, Inde)

SUR LE CELIBAT DES PRÊTRES…

Comme l’indique l’encyclique du Pape Paul VI sur le célibat sacerdotal :

Le Nouveau Testament, où nous est gardée la doctrine du Christ et des Apôtres, n’exige point le célibat des ministres sacrés, mais le propose comme libre obéissance à une vocation spéciale, à un charisme spécial (cf. Mt. 19, 11-12). Jésus lui-même n’en a pas fait une condition préalable au choix des Douze, ni non plus les Apôtres à l’égard des hommes qui étaient préposés aux premières communautés chrétiennes (cf. 1 Tim 3, 2-5; Tit 1, 5-6).

Les Pères fondateurs de l’Eglise Primitive

Ils étaient mariés et avaient des enfants !

Premier siècle l’Apôtre Pierre , le “premier Pape” , et les apôtres que Jésus avait choisis , étaient pour la plupart , des hommes mariés. Le Nouveau Testament sous-entend que les femmes présidaient le repas eucharistique dans l’Eglise primitive.

Second et troisième siècles C’est l’âge du gnosticisme : lumière et esprit sont bons , ténèbres et choses matérielles sont mauvaises. Une personne ne peut être mariée et être parfaite. Cependant , la plupart des prêtres étaient mariés.

Quatrième siècle 306 , Concile d’Elvire (Espagne) , décret 43 : un prêtre qui dort avec sa femme durant la nuit qui précède la messe , perdra son travail.

325 , Concile de Nicée : après une ordination , un prêtre ne peut plus se marier. Le Credo de Nicée est proclamé.

352 , Concile de Laodicée : les femmes ne doivent pas être ordonnées. Ceci suggère qu’avant cette période , il y avait eu ordination de femmes.

385 , le Pape Siricius abandonne sa femme pour devenir Pape. Il est décrété que les prêtres ne peuvent plus dormir avec leur femme.

Cinquième siècle 405 , St Augustin écrit : ” Rien n’est plus puissant pour tirer l’esprit d’un homme vers le bas que les caresses d’une femme “.

Sixième siècle 567 , second Concile de Tours : tout ecclésiastique trouvé dans son lit avec sa femme sera excommunié pendant un an et réduit à l’état laïc.

580 , le Pape Pélagius II avait pour politique de ne pas importuner les prêtres mariés tant qu’ils ne mettaient la main sur les biens de l’Eglise en faveur des épouses ou des enfants.

590-604 , le Pape Grégoire ” le Grand ” dit que tout désir sexuel est péché en lui- même (cela signifie-t-il que le désir sexuel est intrinsèquement mauvais ?)

Septième siècle En France , des documents montrent que la majorité des prêtres étaient mariés.

Huitième siècle St Boniface rapporte au Pape qu’en Allemagne presque aucun évêque ou prêtre n’est célibataire.

Neuvième siècle 836 , le Concile d’Aix-la-Chapelle admet ouvertement qu’avortements et infanticides ont lieu dans les couvents et monastères pour dissimuler les actes des clercs qui ne vivent pas le célibat. St. Ulrich , un saint évêque tirait argument des Ecritures et du bon sens pour dire que la seule façon de purifier l’Eglise des pires excès du célibat était de permettre aux prêtres de se marier.

Onzième siècle 1045 , le Pape Boniface IX se dispense lui-même du célibat et se démet de sa fonction pour se marier.

1074 , le Pape Grégoire VII dit que quiconque doit être ordonné , doit faire d’abord vœu de célibat : ” Les prêtres [doivent] tout d’abord s’échapper des griffes de leurs femmes “.

1095 , le Pape Urbain II avait des prêtres dont les femmes étaient vendues comme esclaves et les enfants abandonnés.

Douzième siècle 1123 , sous le pontificat du Pape Caliste II : le premier Concile du Latran décrète que les mariages avec des clercs sont invalides.

1139 , sous le pontificat du Pape Innocent II : le second Concile du Latran confirme le décret du Concile précédent.

Quatorzième siècle L’évêque Pelagio déplore que les femmes soient encore ordonnées et confessent.

Quinzième siècle Transition : 50% des prêtres sont mariés et acceptés par le peuple.

” Le célibat n’est pas essentiel au sacerdoce ; il ne fut pas promulgué comme une loi par Jésus Christ “. Déclarations du Pape Jean-Paul II , Juillet 1993.

Seizième siècle 1545-1563 , le Concile de Trente établit que le célibat et la virginité sont supérieurs au mariage.

1517 , Martin Luther.

1530 , Henry VIII.

Dix-septième siècle Inquisition. Galilée. Newton.

Dix-huitième siècle 1776 , Déclaration de l’Indépendance américaine.

1789 , Révolution française.

Dix-neuvième siècle 1801 , Régime concordataire en France

1882 , Darwin, théorie de l’évolution – Il n’y a pas de Dieu créateur

1847 , Marx , le Manifeste communiste, révolution communiste qui s’attaque au fait religieux

1858 , Freud, psychanalyse de l’Esprit. Freud se base secrètement sur des écrits religieux décrivant le phénomène de possession.

1869 , Premier Concile du Vatican ; infaillibilité du Pape.

Vingtième siècle 1930 , le Pape Pie XI : la vie sexuelle peut être bonne et sainte.

1951 , sous le pontificat du Pape Pie XII : un pasteur luthérien marié , ordonne un prêtre catholique en Allemagne.

1962 , le Pape Jean XXIII convoque le Concile Vatican II. Les liturgies sont célébrées en langues vernaculaires (ex. français). Le mariage a une valeur égale à celle de la virginité.

1966 , sous le pontificat de Paul VI , dispenses de célibat.

Dans les années 70 , Ludmilla Javorova et plusieurs autres femmes tchèques sont ordonnées pour exercer un ministère auprès de détenues des communistes.

1978 , le Pape Jean-Paul II suspend les dispenses.

1983 , nouveau droit Canon.

1980 , les pasteurs anglicans et épiscopaliens mariés sont ordonnés prêtres catholiques aux Etats-Unis ; même chose au Canada et en Angleterre en 1994.

Les papes qui étaient mariés

St. Pierre, Apôtre

St. Félix III 483-492 (2 enfants)

St. Homidas 514-523 (1 fils)

St. Silverus (Antonia) 536-537

Hadrien II 867-872 (1 fille)

Clément IV 1265-1268 (2 filles)

Félix V 1439-1449 (1 fils)

Les papes qui étaient fils de papes ou d’autres clercs

Nom du Pape

Pontificat

Fils de

St. Damascus I

366-348

St Lorenzo, prêtre

St. Innocent I

401-417 Anastasius I

Boniface

418-422

fils d’un prêtre

St. Felix

483-492

fils d’un prêtre

Anastasius II

496-498

fils d’un prêtre

St. Agapit I

535-536

Gordiaous, prêtre

St. Silverus

536-537

St. Homidias, pape

Deusdedit

882-884

fils d’un prêtre

Boniface VI

896-896

Hadrien, évêque

Jean XI

931-935

Pape Serge III

Jean XV

989-996

Léon , prêtre

Papes qui ont eu des enfants illégitimes après 1139

Nom du Pape

Pontificat

Fils de

Innocent VIII

1484-1492

plusieurs enfants

Alexandre VI

1492-1503

plusieurs enfants

Jules II

1503-1513

3 filles

Paul III

1534-1549

3 fils , 1 fille

Pie IV

1559-1565

3 fils

Grégoire XIII

1572-1585

1 fils

 Source : futurechurg.org