FOIRE AUX QUESTIONS…

Dans le cadre des nombreuses questions qui nous sont souvent posées, nous vous proposons ces quelques réponses.

  • N’y a-t-il pas qu’une seule église catholique ?

Dans la bible, n’apparaît que le terme “Eglise” (assemblée religieuse).

L’Église n’est pas qualifiée une seule fois de « catholique » ou d’« universelle » dans les textes du Nouveau Testament. Il reste néanmoins très clair que les Églises d’obédience catholique sont « une » dans l’Église, que les chrétiens doivent chercher à toujours être bien d’accord entre eux,ce qui à ce jour n’est pas le cas.

L’église catholique apostolique romaine ne peut s’arroger ou si vous préférez être le propriétaire intellectuel du terme “catholique’ et encore moins se prévaloir d’être l’unique interlocuteur catholique sur Terre.

Les chrétiens doivent comprendre que L’Église dite catholique (universelle) doit se concevoir comme une communion d’Églises locales ou particulières, c’est-à-dire ayant chacune un territoire, non pas forcément intitulé diocèse, et un évêque à sa tête.

  • Les prêtres ne doivent-ils pas vivre que d’eau fraîche ? n’avoir aucun “salaire” ?

Qui pourrait vivre, travailler et ne boire que de l’eau ? tout au long de l’année liturgique ?

Lorsque Dieu institua le sacerdoce et le confia à Aaron et à ses fils, il les consacra prêtres à son service puis il confia aux lévites la charge de présenter à Dieu l’offrande du rite d’expiation dans la Tente du Seigneur. L’Eternel dit à Aaron : “Tu n’auras point d’héritage dans leur pays, il n’y aura pas de part pour toi au milieu d’eux. C’est moi qui serai ta part et ton héritage… Voici, aux fils de Lévi, je donne pour héritage, toute dîme (impôt) perçue en Israël, en échange de leurs services, du service qu’ils font dans la Tente du Rendez-vous (Lieu de culte)” (Nb 18,20-21).

“Quand vous percevrez sur les Israélites la dîme que je vous donne en héritage de leur part, vous retiendrez le prélèvement de Yahvé, la dîme de la dîme et vous le donnerez au prêtre Aaron… C’est le meilleur de toute chose que vous retiendrez la part sacrée” (Nb 18, 28-29). Moïse reçut donc comme loi, de la part de Dieu, le paiement de la dîme qui fut dès lors considérée comme un dû à Dieu, maître de la terre d’Israël (Lv 27, 30-32), un commandement qui précise le don obligatoire à faire à Dieu, non pas de façon mesquine et chagrine, mais de façon large (2 Ch 31, 5) pour qu’en contrepartie, nous recevions encore des bénédictions de Dieu. Il s’agit ici de la loi de réciprocité. Il apparaît donc que, dès les origines, donner le dixième de ses revenus n’est qu’un minimum imposé à tous, qu’il faut viser à dépasser. “Ainsi Yahvé ton Dieu te bénira dans tous les travaux que tes mains pourront entreprendre” (Dt 14, 29).

Dans le cadre de la Nouvelle Alliance, Jésus a donné l’exemple de l’obéissance en faisant acquitter pour Pierre et pour lui-même la taxe annuelle et personnelle pour les besoins du Temple (Mt 17, 24-27), alors qu’en tant que fils, il n’y était pas obligé.

Si on s’engage à apporter une offrande à Dieu, il faut tenir parole, sinon c’est un manquement grave.

Comme le stipule Jean Pliya dans son livre intitulé Donner comme un enfant de roi, p. 21 : “Celui qui ne donne rien ou ne donne que très peu au Seigneur comme s’il faisait l’aumône à un mendiant pour apaiser sa conscience, prouve qu’il est attaché à son argent et ne se soucie ni de l’avancement du règne de Dieu ni du soulagement de la misère humaine”.

Par ailleurs et pour une information plus terre à terre, en France tous les membres de clergés sont assujettis aux charges sociales (cotisations urssaf, retraite…) sur la base minimale d’un smic mensuel brut, à l’impôt sur le revenu et/ou autre…

Jean Pliya précise encore p. 21 et 22   : “Le Seigneur a prescrit à ceux qui annoncent l’Evangile de vivre de l’Evangile” (1 Co 9,14), càd de vivre des dons et des offrandes que font ceux qu’ils évangélisent, car “l’ouvrier mérite son salaire” (Lc 10, 7). Ainsi, donner c’est accomplir la justice du Royaume de Dieu. Il s’avère profitable de donner pour l’oeuvre du Seigneur dans son Eglise. Il en résulte bénédictions financière, physique et spirituelle.

Non, les prêtres catholiques romains ne vivent pas uniquement d’eau fraîche comme on se l’entend souvent dire.  Ils vivent : du denier du culte, des dons, offrandes, collectes, honoraires de messes, des troncs, la vente de cierges, des activités paroissiales, des donation et legs, voir  ici.