MORALE DE ST GREGOIRE LE GRAND

Eu égard de l’exposé d’une situation donnée par une personne en difficulté, et par voie de conséquence dans le contexte de discernement que je propose en tant que prêtre-exorciste, ceci avant toute faisabilité d’intervention ultérieure, ce temps de discernement permet de comprendre les tenants et les aboutissants des difficultés vécues par la brebis « égarée ». Les racines du mal sont parfois très ancrées…

A ce propos, Saint Grégoire dit le Grand (64e Pape, de 590 à 604, Docteur de l’église) nous explique sa morale qui vient éclairer en partie la nécessité de prendre ce temps préalable de discernement…

La sagesse de ce monde consiste à cacher avec astuce le fond de sa pensée, à déguiser ses sentiments sous des mots, à persuader que les choses fausses sont vraies, et à démontrer que les choses vraies sont fausses ! L’usage de cette prudence commence à l’âge le plus tendre ; on l’enseigne même aux enfants ! Ceux qui l’ont apprise, du haut de leur orgueil n’ont que dédain pour ceux qui l’ignorent, et ceux-ci, subjugués et craintifs, tombent d’admiration devant les autres : car on apprécie cette affreuse duplicité voilée sous un faux nom, puisqu’on appelle savoir-vivre cette perversité mentale. Ce savoir-vivre apprend à ceux qui l’adoptent à rechercher le sommet des honneurs ; à profiter avec joie du faste de la gloire mondaine qu’on s’est acquise ; à rendre aux autres — et à quel change ! — le mal qu’il auront fait ; à ne jamais céder, quand on en a les moyens, à quiconque voudrait vous résister et, lorsque toute possibilité vertueuse fait défaut, à camoufler sous le masque d’une lénifiante bonté tout ce que la malice est impuissante à réaliser.

La sagesse des saints, au contraire, consiste à ne jamais rien dissimuler ; à découvrir ses sentiments dans ses paroles ; à aimer la vérité comme elle est ; à fuir toutes les faussetés ; à faire le bien ; à supporter le mal plutôt que de le provoquer ; à ne pas chercher vengeance pour l’injure qu’on reçoit et à considérer comme un énorme profit les opprobres que nous vaut la vérité.

Seulement, on se moque de cette simplicité des justes, car aux yeux des sages de ce monde, l’innocence est taxée de sottise ; ils appellent stupidité tout ce qui est fait avec sincérité, et tout ce que la vérité approuve dans un comportement humain est tenu pour ridicule par cette sagesse charnelle. Y a-t-il donc rien de plus sot aux yeux du monde que de dévoiler dans ce qu’on dit ce qu’on a au fond du coeur, de ne rien déguiser avec artifice, de ne pas rendre injure pour injure, de prier pour ceux qui nous maudissent […].

† Adiuva nos, Deus salutáris noster ; propter glóriam nóminis tui, Dómine, líbera nos †

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